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Le jdr, tout le jdr, rien que le jdr (levez la main droite et dites je le jure)

Vincent Paugam

Traducteur

Identité

  • Nationalité : Français
  • Pays : France

Biographie

J'ai attrapé le virus du jeu de rôle au collège, livres dont vous êtes le héros, l'Oeil Noir - Le Jeu d'Initiation, et assez vite Runequest et Shadowrun. Là, il y a eu un nouveau seuil de franchi, déjà parce que Shadowrun était un univers d'anticipation fantastique basé sur une vieille prophétie maya, mais surtout parce que les livres de règles étaient vendus dans la même boutique que les romans Shadowrun. C'était au moment de la vague cyberpunk en France, avec de nombreux auteurs américains qui voyaient leurs oeuvres traduites dans la langue de Molière (John Brunner, Aldous Huxley, William Gibson, Walter Jon Williams, et d'autres).

Je suis devenu vraiment accro à partir de là, vous pouvez plonger sans fin dans un univers aussi immersif. Ensuite, il y a eu les clubs de jeu, puis les associations, puis les tournois, puis l'organisation d'initiations et d'autres tournois ou conventions. J'ai rencontré pas mal de joueurs d'un peu partout en France, pratiqué pas mal de jeux (Star Wars, L'Appel de Cthulhu, Greyhawk, Deadlands, L5R, Shaan, Earthdawn, Bloodlust, Qin, et j'en oublie), j'ai appris que la licence Shadowrun en France était dans la tourmente suite aux ennuis de Descartes, et que Black Book Editions et le collectif Ombres Portées allaient prendre la relève.

Mon jeu préféré traduit par des passionnés, ça me paraissait de bon augure : le jeu était traduit depuis 10 ans, et les traducteurs avaient visiblement connu un sacré turn-over. Shadowrun emprunte son vocabulaire aux romans cyberpunk, et ajoute de nombreux néologismes. Il ne suffit pas de connaître l'anglais pour bien le traduire, il faut aussi connaître les choix faits par ses prédécesseurs dans les traductions précédentes, pour éviter de perdre les fans en traduisant la même chose par deux néologismes différents. Je lisais la VO de Shadowrun depuis des années, Descartes n'ayant jamais réussi à tenir le rythme de publication de la gamme américaine, et se concentrant sur les principaux suppléments. Alors, en 2008, j'ai proposé mes services au collectif Ombres Portées pour participer à l'aventure, il y avait beaucoup de travail, et je me disais qu'il y avait sûurement besoin de volontaires.

Traduire Shadowrun, ou Earthdawn, ne me fait pas vivre (et ça ne peut faire vivre personne), c'est avant tout une passion. Je suis assez reconnaissant de l'indulgence des fans qui achètent mon travail, c'est fait par des fans, pour des fans, et je pense qu'ils excusent notre amateurisme, puisque Shadowrun continue de bien se porter, et que la demande de traduction augmente. J'ai donc moins de temps pour jouer, mais j'arrive encore à faire tourner une table ou deux de temps en temps. Et les traductions Shadowrun continuent !

Citation : "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit" (Henri Lacoraire, 1848)
Ce magnifique paradoxe n'éclaire pas seulement les univers sombres comme Shadowrun sous un jour nouveau, mais tous les univers.

Ouvrages Professionnels

Traducteur(s)
Parution
Gamme
Editeur
Aztlan + Denver
première édition
décembre 2011ShadowrunBlack Book Editions
Insectes
première édition
septembre 2010ShadowrunBlack Book Editions
Jungles Urbaines
première édition
décembre 2011ShadowrunBlack Book Editions
Recueil du Maître de Jeu (Le)
première édition
février 2010EarthdawnBlack Book Editions
Unwired
première édition
mars 2010ShadowrunBlack Book Editions

Cette bio a été rédigée le 6 juin 2010.  Dernière mise à jour le 5 décembre 2010.